Nouvelle exposition à la Manufacture avec Nathalie Colas & Aldéric Le Pan
| Nathalie Colas & Aldéric Le Pan |
| Du 12 janvier au 6 mars, La Manufacture réunit les univers de Nathalie Colas et Aldéric Le Pan qui dialoguent en silence. Si leurs pratiques diffèrent, la peinture pour Nathalie, la sculpture pour Aldéric, les deux artistes partagent une même attention au monde intérieur, à ce qui affleure sous la surface. L’eau, omniprésente chez Nathalie, ouvre des espaces de contemplation, de voyage et d’espérance.Chez Aldéric, elle se prolonge dans les profondeurs marines, peuplées de créatures archaïques et de formes issues d’un imaginaire ancien, entre mythe et subconscient. Entre fluidité et densité, lumière et matière brute, leurs œuvres dialoguent autour d’un même mystère, celui du vivant, de ses forces invisibles et de ce qu’il révèle de nous-mêmes. Cette première exposition de l’année est une véritable invitation à ralentir, à ressentir, et à explorer ces territoires sensibles où l’art devient expérience intérieure. Exposition du 12 janvier au 6 mars 2026 .VERNISSAGE LE 2 FEVRIER A 17H EN PRESENCE DES ARTISTES REJOIGNEZ-NOUS ! |
| Les artistes |
![]() |
| Nathalie Colas Cornelissen |
| Nathalie Colas est une peintre autodidacte pour qui la création est desormais indissociable de son chemin de vie. Elle a toujours dessiné, mais c’est la peinture qui s’est imposée à un moment clé de son existence. Traversant une épreuve intérieure majeure, elle y a trouvé bien plus qu’un refuge : un espace de reconstruction, de guérison et de reconnexion profonde. Depuis, peindre est pour elle une ressource essentielle, au même titre que l’écriture et la poésie. Elle travaille principalement à l’acrylique, qu’elle utilise pour créer de la matière, jouer avec la lumière, les reflets et les contrastes. Son univers est traversé par un élément fondamental : l’eau. Présente dans une grande partie de ses œuvres, elle y apparaît sous des formes multiples (calmes, mouvantes, mystérieuses, lumineuses), souvent accompagnée d’une barque ou d’un bateau, comme la promesse d’un voyage intérieur, suspendu entre rêve et réalité. Son style se situe à la frontière de l’impressionnisme et du réalisme, tout en s’autorisant des incursions dans l’abstrait. La peinture de Nathalie est avant tout instinctive. Chaque toile commence par le fond, travaillé en premier comme le reflet de son ressenti du moment, de l’état dans lequel elle se trouve lorsqu’elle prend le pinceau. Puis les couleurs s’imposent d’elles-mêmes : elles l’appellent une à une, jusqu’à ce que l’image prenne forme. Elle se laisse guider par une force qu’elle décrit comme plus grande qu’elle, dans un abandon total au geste. Il lui arrive de chanter en peignant, pour lâcher prise, se laisser traverser et permettre à son âme de s’exprimer pleinement. Certaines œuvres demandent jusqu’à vingt heures de travail, réalisées en plusieurs sessions, dans une lente exploration où elle apprend et découvre au fil du processus. Inspirée par Van Gogh, Monet, Renoir, Manet ou Michel-Ange, Nathalie puise aussi dans ses rêves, qu’elle considère comme des messages à transmettre. Elle souhaite que ses peintures soient méditatives, porteuses d’espoir et d’éveil spirituel. À travers l’eau, symbole de vie, de mouvement et de puissance, elle invite chacun à plonger en soi, à retrouver la force, la paix et la douceur nécessaires pour se réaliser pleinement. Travailleuse de l’âme et thérapeute de métier, elle fait le lien entre soin, poésie et création. Sa peinture, vibrante et colorée, parle à l’enfant intérieur et agit comme une bouteille à la mer : un message lancé avec confiance, dans l’espoir qu’il soit reçu et qu’il donne, à son tour, le courage d’oser ! Si vous souhaitez rencontrer l’artiste pour une interview ou pour un moment de partage, cliquez ici ! |
![]() |
| Aldéric Le Pan |
| Aldéric vit et travaille depuis plus de douze ans dans le Gers. Installé à Auch, il a choisi Mirande pour y ancrer son atelier, un lieu de création et de transmission où il organise régulièrement des ateliers de modelage céramique. Un espace retiré, propice au temps long, à l’expérimentation et à l’écoute des formes. Depuis près de vingt ans, il mène un travail qu’il pourrait qualifier d’auto-archéologique : une exploration patiente des territoires intérieurs, où la matière devient le vecteur d’une quête symbolique. Très tôt marqué par un choc esthétique fondateur – la découverte des musées romains à l’âge de dix ans – il n’a jamais quitté le champ de l’art. Dessin, photographie, études de cinéma, puis restauration des monuments historiques. Ce détour par l’apprentissage des techniques anciennes forge durablement sa pratique et nourrit son attachement au passé, aux civilisations antiques et à leurs mythologies, qu’il aborde non comme des vestiges figés mais comme des récits encore vivants. Ce dialogue avec l’archaïque s’est imposé avec une évidence troublante lors d’un voyage en Crète, au musée d’Héraklion. Face aux œuvres minoennes, il éprouve une véritable révélation : nombre des formes qu’il avait sculptées durant sa vie semblaient déjà là, vieilles de trois à cinq millénaires. Une expérience quasi-transe, lui confirmant que son travail s’inscrit dans une mémoire collective, bien antérieure à lui. Il utilise aujourd’hui des méthodes de création inchangées depuis des millénaires, travaillant la terre comme on façonne une présence. Passionné par la psychanalyse jungienne et les mythologies, il fait dialoguer archétypes et imaginal. Sa sculpture devient alors une interface : un objet autour duquel on peut tourner, porteur d’une valeur esthétique parfois volontaire, parfois involontaire, mais toujours agissante. Inspiré par la pensée de James Hillman, il considère la Grèce non comme un paysage extérieur, mais comme un territoire intérieur où les dieux sont les formes vivantes de la psyché. Son univers est peuplé d’animaux et de créatures, souvent issus de rencontres réelles. Les animaux marins, et tout particulièrement la pieuvre, occupent une place centrale. Pour lui, les grottes sous-marines renvoient au subconscient : une intelligence indomptée, mouvante, archaïque. Il sculpte sans connaître à l’avance ni la posture, ni le mouvement, ni la couleur finale, laissant la forme émerger d’elle-même, à la frontière entre le sauvage de l’animal et l’humain de l’Homme. Les jarres, fréquemment associées à ses créatures, évoquent l’intériorité, le contenant noble du vivant. Travaillant principalement la terre, parfois la pierre, comme pour sa remarquable tête de Pan, Aldéric allie une brutalité assumée à des techniques de cuisson, donnant naissance à des œuvres incarnées, presque habitées alliant art brute et sophistication. Solitaire par nature, amoureux de la vie, du beau, des volumes et des livres d’art, admirateur de Giacometti et de ses bustes en argile, il a atteint une maturité artistique qui lui permet aujourd’hui de lâcher prise, de se laisser traverser par ses pièces.Il ne livre pas de message, mais fait une proposition ; celle d’un retour au sensible, d’un possible « rebranchement » à la profondeur du monde. Ses sculptures ouvrent des passages vers une quête intérieure universelle, rappelant que chacun peut descendre dans ses propres profondeurs, à condition d’en trouver les portes ! Si vous souhaitez rencontrer l’artiste pour une interview ou pour un moment de partage, cliquez ici ! |
| Source texte et photos la Manufacture |


