Crédit: Jean-René Cazeneuve

Jean-René Cazeneuve rend hommage à François Rivière

François Rivière était le gascon par excellence : le courage, le caractère, la verve, le sens de l’amitié et le panache.
Il aimait la Gascogne, ses produits, sa culture, ses traditions, sa convivialité, son patrimoine… nos coteaux qu’il sillonnait inlassablement au point d’imaginer ce Parc Naturel Régional qu’il a porté sur les fonts baptismaux. Qui d’autre que François avait la niaque pour guider ce projet qui, sans lui, n’existerait pas. À nous de le mener au bout, par respect pour son immense travail. Il aimait nos montagnes et à 72 ans passait encore ses vacances comme moniteur sur les pistes pour transmettre sa passion aux enfants. Qui d’autre que François Rivière pouvait réveiller les arènes du Soleil d’Or pour que retentisse à nouveau le pasodoble ? Personnage central du mundillo du Sud-Ouest, Il soutenait l’élevage gersois. Du torero il avait le courage. Qui mieux que François Rivière pouvait accompagner Welcome in Tziganie pour en faire un tel succès ? Qui d’autre que lui avait le charisme pour animer la Compagnie des mousquetaires de l’Armagnac avec autant d’intelligence et d’exigence ? Dans le monde entier, il était l’infatigable ambassadeur de notre liqueur dorée et adorée. Qui d’autre que lui aurait pu transformer Seissan comme il l’a fait ? Il aimait Seissan et ses habitants passionnément. Aux dernières élections, il avait voulu arrêter pour passer plus de temps avec sa famille. Mais le sens du devoir a fini par l’emporter. Sortir la rapière une dernière fois. Avec panache. Il portait avec la même élégance l’uniforme des pompiers, la combinaison rouge des monos, la cape fleur délysée de capitaine-lieutenant des mousquetaires ou cette médaille de chevalier de l’ordre national du mérite, reconnaissance de la République et de la Nation, qui récompensait une vie professionnelle réussie et un engagement d’élu exemplaire. Il cultivait l’amitié comme personne : des monos de Super Bagnères aux maires de l’Astarac, des copains du marché de Seissan aux artistes des Balkans, des aficionados du callejon aux états-majors des mousquetaires. Il nous ravissait de son franc-parler, autre vertu cardinale du gascon. Il m’honorait de son amitié, de ses conseils, de sa bienveillance et je me souviens de nos échanges sur les sentiers du Paléosite, autre réussite que nous lui devons.

Cher François, cher ami, tu as quitté les arènes de la vie, par la grande porte, à hombros.
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