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Élections sénatoriales : nos grands électeurs sont de grands timides !

Communiqué de Presse : Tribune libre au sujet du vote mainstream des élections sénatoriales (27/09/2026) dans le Gers et en Haute-Garonne

Le verdict des élections sénatoriales est tombé : il est sans appel. Le bilan que l’on peut en tirer est on ne peut plus clair : c’est un scrutin verrouillé par les appareils des grands partis politiques parisiens. 

Pour rappel, c’est une minorité de personnes qui votent, ceux que l’on appelle « les grands électeurs », c’est à dire des élus : les députés et sénateurs (ça paraît évident), les conseillers régionaux, les conseillers départementaux, les conseillers municipaux des grands villes… et un représentant pour chaque village. 

Il ne faut pas être naïfs : il va de soi que ces sénateurs, députés, conseillers départementaux et régionaux, et même tous les conseillers municipaux de Toulouse ou de Auch, sont encartés, ils appartiennent à un grand parti politique parisien, et logiquement ils votent aux élections sénatoriales pour le candidat désigné par le bureau national dudit parti. 

Notez déjà l’aspect très peu démocratique de la démarche : l’électeur lambda n’est ni consulté, ni concerné, c’est vraiment de « l’entre-soi » ! aux frais du contribuable au passage : ça ne gâte rien de le rappeler en ces temps de crise, mais qu’ils gagnent ou qu’ils perdent les élections, ces gros partis parisiens engrangent beaucoup d’argent public à chaque échéance électorale. 

Le fait est que, sur le papier, la majorité de ceux qui votent pour les élections sénatoriales dans le Gers comme dans la Haute-Garonne sont « sans étiquette » : ils ne sont encartés dans aucun parti, ce ne sont pas des politicards de métier, il ne se sont engagés en politique que pour gérer les intérêts de leur territoire. 

Du moins, en théorie. 

Il y a beaucoup de communes rurales en Haute-Garonne et dans le Gers, avec un seul grand électeur désigné (souvent, le Maire). Partant de là, ça laisse de l’espoir à un vote politique au sens noble du terme : pour des idées, pour des enjeux locaux, et non pas pour les intérêts de tel ou tel autre parti du système.

Sur le papier donc, bien que l’on sache pertinemment pour qui vont voter la minorité conséquente encartée soit PS, RN, LR Renaissance ou LFI, la majorité des grands électeurs de la ruralité peuvent changer la donne ; dans l’absolu, si ceux-ci choisissent un vote libre et indépendant, ancré dans le territoire à tout point de vue (ruralité, décentralisation et subsidiarité, agriculture en harmonie avec l’environnement, identité occitane etc), cela pourrait créer dans le Gers voire même dans la Haute-Garonne un séisme politique qui ferait trembler jusque dans leurs confortables bureaux parisiens les têtes de partis qui tirent les ficelles ! 

Tel était le pari osé de certaines candidatures indépendantes à ces sénatoriales : renverser la table, déstabiliser l’entre-soi politicard de cette échéance électorale en s’adressant aux grand électeurs « sans étiquette » de la ruralité, théoriquement libres de leurs votes dans l’anonymat de l’isoloir qui garantie la bonne tenue démocratique du scrutin compte tenu qu’ils doivent quand même (on n’est pas dupe) subir la pression des partis au pouvoir localement.

Au pire, les grands électeurs « sans étiquette » pas convaincus de la pertinence des programmes des candidatures / des listes indépendantes du Gers et de la Haute-Garonne pouvaient a minima vot

er blanc pour signifier leur écœurement à la vue de ce spectacle affligeant d’entre-soi de politicards. 
Or, si par exemple 1,36% des citoyens de la Haute-Garonne ont voté « blanc » aux dernières présidentielles, les grands électeurs ont été à peine 0,60 % à l’avoir fait en ce 27 septembre !!! ça veut bien dire ce que ça veut dire.

Ont-ils voté pour autant pour une alternative, des candidats indépendants ou des listes hors-système ? 

La réponse est claire : NON PLUS !

Les scores des candidatures indépendantes du Gers sont ridicules, tandis que le cumul de celui des deux listes de la Haute-Garonne ne dépasse même pas les 2% ! dans ce département, si on prend aussi en considération les votes blancs, on constate que les grands électeurs ont plébicité à 97,5% en leur âme et conscience un parti du système ! dont acte. 

En conclusion : nos grands électeurs sont, en fait, de grand timides ! ils n’osent l’avouer, mais le fait est que même « non encartés » en tant qu’élus de terrain, dans leur tête, ils le sont bel-et-bien : ils ont (presque) tous voté pour des candidats du système, vous savez, celui qui dirige le pays vers une faillite prévisible… Mention spéciale au sénateur macroniste-LR sortant arrivé largement en tête des suffrages en Haute-Garonne, et donc réélu haut-la-main avec à lui seul pas moins de 31,61% des suffrages. Belle victoire mainstream !

En bref, amis lecteurs et citoyens : actez-donc de ce que votent dans l’anonymat de l’isoloir vos élus « de terrain » ! Le projet macroniste-LR est plébiscité en Haute-Garonne (31,61%) comme dans le Gers avec le sénateur sortant de « Alliance Centriste », lui aussi macron-compatible (39;43% au premier tour, 45,10% au deuxième), avec juste une pseudo-pondération de façade PS-RN-UDR-LFI (et leurs ersatz / dissidents : Reconquête, Parti Communiste et autre Parti Radical). 

Un projet politique alternatif ? une vraie décentralisation, une subsidiarité ascendante ? des référendums locaux ? une prise en considération de notre histoire et de notre patrimoine ? un régionalisme moderne et pragmatique, ancré dans la ruralité et s’appuyant sur le potentiel économique de notre agriculture raisonnée ? s’inspirer institutionnellement de ce qui fonctionne ailleurs et abandonner ce qui est inutile, en particulier l’inertie bureaucrate étatique pesante et les normes ubuesques ? « que nenni, on ne change rien : AU CONTRAIRE ! on GARDE TOUT, on conserve la même classe politique, et on continue comme ça ! »…

Après tout, ON A LES ÉLUS QU’ON MÉRITE ! 

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